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Qualité du service 4G : Orange signe des avenants à sa convention de concession préservant « les intérêts de l’État »

Trois ans après le renouvellement de sa licence télécoms au Cameroun (mars 2015), assortie de l’autorisation de déployer les réseaux 3G et 4G, la filiale locale du groupe télécoms Orange vient de signer des avenants à sa convention de concession avec l’Etat camerounais.

L’information est révélée par la ministre des Postes et Télécoms, Minette Libom Li Likeng, qui précise qu’elle a signé ces avenants le 9 avril 2018, avec son collègue des Finances, Louis Paul Motazé.

Les négociations de ces avenants, conduites sous l’autorité du Premier ministre, «sur très hautes prescriptions du chef de l’Etat», apprend-on, «avaient pour but de préserver les intérêts de l’Etat, d’une part et d’autre part, d’intégrer dans le document de concession, les obligations de qualité de service et d’expérience, ainsi que les indicateurs de couverture du réseau 4G», précise la patronne des Postes et Télécoms. Qui poursuit : «l’Agence de régulation des télécommunications est chargée de veiller, ainsi que l’exige la réglementation en vigueur, au respect par l’opérateur Orange Cameroun, de l’ensemble des obligations de son cahier des charges».

La signature de ces avenants devrait ouvrir la voie à la délivrance de la nouvelle licence à Orange Cameroun, par décret présidentiel. Selon des informations récemment révélées par la presse locale, le chef de l’Etat camerounais avait conditionné la signature de ce décret par la réouverture des négociations avec les opérateurs de mobile ayant renouvelé leurs conventions en mars 2015 (MTN et Orange), dans l’optique de préserver au mieux, les intérêts de l’Etat.

Elisabeth Medou Badang

Interrogée sur la question par Investir au Cameroun, quelques jours avant son départ de la direction générale d’Orange Cameroun, en février 2018, l’ex-Dg, Elisabeth Medou Badang, avait confirmé que «le gouvernement a souhaité revoir certaines dispositions de cette convention» ; avant de préciser : «cette possibilité était prévue dans ce contrat, qui en définissait les modalités. Les discussions sont en cours à cet effet. Ces discussions ne remettent pas du tout en cause la convention qui a été signée et qui produit ses effets depuis 2015. En effet, c’est dans le cadre de cette convention  que nous menons nos activités, c’est dans ce cadre que nous avons lancé la 3G et la 4G».

L’ex-Dg d’Orange Cameroun, dont le règne aura été marqué par la négociation de la convention de concession sus-mentionnée, avait par ailleurs, précisé que les discussions supplémentaires exigées par le gouvernement portaient sur les indicateurs de performances sur la 4G. «Quand nous avons signé cette convention de concession, le cahier de charges relatif à la 4G n’avait pas été défini. Nous nous sommes certes inscrits dans une dynamique proactive en commençant à déployer la 4G, mais le gouvernement ne peut pas se contenter simplement de la bonne volonté discrétionnaire des opérateurs. Il est question aujourd’hui de s’accorder sur les indicateurs de performances et les obligations de couverture pour la technologie 4G. C’est sur ce chantier majeur que les travaux se déroulent avec toutes les parties prenantes. Ils sont suffisamment  avancés pour anticiper une conclusion dans un avenir très proche.», prédisait Elisabeth Medou, en février 2018.

Par Brice R. Mbodiam

INVESTIR AU CAMEROUN
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