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Mannequinat : Une start-up lance un casting pour trouver de nouveaux talents

Au Cameroun, une start-up orientée sur la création des richesses et des opportunités de carrière dans la mode, se fraye un chemin parmi les jeunes.

Dans un univers jadis fermé, la création de cette start-up depuis 2014, constitue l’aubaine d’une vie pour certains futurs mannequins.

En plein air, autour du monument Charles Atangana à Yaoundé, une vingtaine de jeunes filles et garçons, participent à un casting de sélection des mannequins, organisé par la start-up camerounaise Vorst.


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Joëlle Anankem, qui rêve d’une carrière de mannequin à tout prix, est comptée parmi les candidates au casting ce jour-là.

« Je ne peux pas mourir sans monter sur un podium, sans défiler à l’international et pourquoi pas créer ma collection d’habits », dit Joëlle à VOA Afrique.

Lucie Reine et Joëlle cherchent à faire carrière en tant que mannequin, à Yaoundé, le 4 juin 2018. | Photo : © VOA/Emmanuel Jules Ntap

Lucie Reine Belinga, quant à elle, a sauté sur l’opportunité du casting gratuit sans réfléchir.

« C’est rare de tomber sur un casting gratuit. L’initiative de Vorst m’a donné l’occasion de montrer un peu au public ce que je pourrai devenir. Je crois avoir le style, la démarche et la corpulence d’une mannequin », pense Lucie Reine.


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Au menu du casting, quelques passages devant le jury et des questions de culture générale adressées aux candidats.

Un exercice auquel Stéphane et Joëlle se sont déjà livrés plus d’une fois, avec au bout, des fortunes diverses.

« Si j’avais déjà été retenu lors des castings précédents, je ne serai pas ici. J’ai entendu parler de cet événement, j’y participe comptant sur mes potentialités ».

Présentation de la ligne de vêtements du jeune styliste camerounais Stéphane Djounang, à Yaoundé, le 4 juin 2018. | Photo : © VOA/Emmanuel Jules Ntap

Stéphane fait près d’1,80m et a déjà défilé pour un collectionneur camerounais sans décrocher le contrat tant espéré.

Joëlle est passée par les mêmes déboires et décrie « les tripatouillages lors des castings des jeunes qui aspirent au métier de mannequin au Cameroun ».

Parfois, ajoute-t-elle « vous attendez indéfiniment les résultats d’un casting ou alors les organisateurs ferment leurs téléphones après un défilé ».

Preuve qu’au Cameroun, la carrière de mannequin ne s’ouvre pas au premier venu. Tout comme avoir une ligne de vêtements connue n’est pas à la portée de tous. Deux gros défis que la start-up Vorst commence à relever.

« Depuis 2014, nous sommes en train de révolutionner ce secteur. Les jeunes qui veulent faire carrière avaient un déficit d’informations sur les opportunités de carrière. Nous brisons l’opacité dans l’organisation des événements de mode au Cameroun et nous voulons donner la chance à tout le monde de réussir », confie Ingrid Kana, promotrice de la start-up mode Vorst.

Ingrid Kana, la promotrice de la startup Vorst, à Yaoundé, le 4 juin 2018. | Photo : © VOA/Emmanuel Jules Ntap

La jeune promotrice ne regrette pas d’avoir investi dans le domaine.

« Nous vivons de nos top models, des contrats signés avec les agences, des événements nombreux au Cameroun, des défilés qui ont besoin de faire connaître leur collection », soutient Ingrid Kana.

Fort heureusement, des fleurons de la mode émergent, et offrent des carrières à d’autres jeunes.

Stéphan Djounang est l’un d’eux. Il a présenté sa collection lors du casting gratuit organisé par la start-up Vorst.

Il est issu d’une famille de styliste modéliste. Cet ancien footballeur professionnel, dont la carrière s’était arrêtée sur une blessure, est aujourd’hui, créateur de la ligne de vêtements « Tchomé Mo », et habille une vingtaine de chanteurs camerounais.


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À son actif aussi, 23 collections sur le marché après 8 années d’exercice.

« J’ai une ligne de vêtements, on y trouve tout, chemises, costumes, pantalons, etc. Et j’habille toutes les tranches d’âges ».

Chaque fin d’année, le Cameroun abrite un grand rendez-vous de la mode dénommée « annual show ». Un événement qui exclut certains jeunes mannequins et stylistes modéliste en quête de notoriété.

« Chaque année, ce sont les mêmes stylistes, les mêmes mannequins, c’est frustrant pour la jeunesse qui a pourtant du talent », déplore Ingrid Kana.

On comprend dès lors, pourquoi la start-up Vosrt suscite de nombreux espoirs.

Par Emmanuel Jules Ntap

VOA Afrique

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