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Santé publique : Vers l’établissement d’une banque de sang

Une convention de partenariat a été signée entre le Cameroun et la France.

Au Cameroun, alors qu’on a un besoin de 400.000 poches de sang par an, l’on n’arrive pas à dépasser le cap de 100.000 poches. Cela veut dire que le pays ne comble que 25% de ses besoins. Des chiffres qui doivent absolument être amélioré selon le ministre de la Santé publique André Mama Fouda. Afin de combler ce vide, un partenariat a été signé le 30 mai entre le Cameroun et l’Etablissement français du sang (Efs) au ministère de la Santé publique à Yaoundé. L’objectif à travers cet accord est de pouvoir aider le Cameroun à construire un établissement de banque de sang pour sauver le maximum de vies. En particulier celles des enfants, les accidentés et des femmes enceintes lors de l’accouchement. Un centre d’équipements de qualité pour le traitement de sang au Cameroun est également en projet.

 « La coopération avec le Cameroun existe depuis 2007 voire 2003. Nous avons l’objectif de mettre en place deux ateliers de coopérations d’expertise France sur la promotion du don de sang et l’aspect réglementaire de la transfusion sanguine. Toujours en collaboration avec l’expertise France, nous avons le projet de faire une analyse situationnelle de la transfusion au Cameroun », a déclaré Le Pr Philippe Bierling, représentant de la structure Efs.  L’Etablissement français du sang (Efs) est une structure de l’Etat avec pour tutelle le ministère de la santé. Il tient le monopôle en France de la collecte et de l’ensemble de processus de fabrications sanguins. L’établissement compte 1.250.000 de donneurs qui font près de 2.500.000.000 de proches par an.


>> Lire aussi : Dr Roland Mbiki : « Donner du sang c’est sauver des vies »


« Au Cameroun, beaucoup de femmes et d’enfants meurent fautes de sang dans les formations sanitaires. Ici, il est question donc d’assurer en quantité et en qualité des produits sanguins qui vont permettre de sauver des vies. Pour cela, nous avons plusieurs domaines dans lequel nous devons travailler au niveau du ministère de la santé. Déjà, au niveau des communautés, nous devons faire la promotion et la sensibilisation des populations et des communautés sur la nécessité de donner le sang.  Le 14 juin marque d’ailleurs la journée mondiale du donneur de sang », a expliqué le Dr Appolonie Owona, secrétaire permanente du programme national de transfusion de sang.

La secrétaire permanente a ajouté qu’il sera également question d’assurer la sécurité transfusionnelle. « Le sang est là pour sauver des vies et non pour transmettre des maladies. Donc, ce sang produit doit être prélevé puis analysé selon les normes internationales. Nous avons l’opportunité, nous avons l’opportunité d’avoir une assistance technique qui est déjà avérée.  Au niveau du fonctionnement, il est question après la loi de 2003, de commencer à mettre en place ce système qui a déjà reçu l’appui de la banque islamique de développement qui est en cours de mise en œuvre. », affirme le Dr Appolonie Owona.

Par Vicky Tetga

Journaliste au Quotidien Le Jour
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