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Crise anglophone : Le Cameroun révolté après l’assassinat d’un couple dans le Nord-Ouest

Le nommé Muzam et son épouse, présidente de la sous-section Ofrdpc, ont été kidnappés puis exécutés samedi dernier par des sécessionnistes présumés.

L’assassinat brutal de Muzam Mary Ngah, présidente de la sous-section Ofrdpc de Batibo dans le département de la Momo (Sud-Ouest) et de son époux, sieur Muzam, dans l’après-midi du 16 juin dernier, a suscité une vague d’indignation. D’après le ministre de la Communication, le jour du drame, les infortunés se rendaient au chevet d’un de leurs parents, la mère de l’époux en l’occurrence, pour lui apporter du réconfort dans une maladie à laquelle elle fait face depuis quelque temps.

« Rendus  sur place, ils ont été kidnappés par leurs bourreaux qui, après les avoir bâillonnés, ligotés et leur avoir bandé les yeux, les ont conduits devant la chapelle des lieux, avant de les abattre, visiblement au moyen d’armes à feu », écrit Issa Tchiroma Bakary, dans un communiqué publié hier. Ce crime, relève le Mincom, aurait été commis en représailles à l’engagement de ce couple à faire vivre l’école à Atanga (leur village natal), ainsi qu’en raison de leur militantisme politique favorable au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).


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En effet, c’est sous la bannière du parti au pouvoir que « ledit couple avait fait fi du mot d’ordre de boycott des festivités marquant la 46e édition de la fête nationale de l’unité nationale, le 20 mai dernier, et s’était fortement impliqué pour la réussite locale de cet événement national », soutient le porte-parole du gouvernement. Qui relève que deux des enfants des défunts, âgés respectivement de 10 et 6 ans, ont été récupérés par la gendarmerie nationale et conduits à l’état-major de la légion du Nord-Ouest, où ils attendent d’être remis à leur soeur aînée qui réside à Douala. Le chef de l’Etat, Paul Biya, a instruit que des mesures urgentes et appropriées soient prises pour porter secours à la famille des disparus.


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Pour mémoire, c’est à Batibo que, le 11 février dernier, jour de fête de la jeunesse, le sous-préfet de l’arrondissement éponyme, Marcel Namata Diteng, avait été enlevé alors qu’il s’apprêtait à aller présider le défilé, en dépit des mises en garde des sécessionnistes contre tous ceux qui prendraient part à cet événement. Le 24 février, c’est le délégué régional des Affaires sociales pour le Nord-Ouest, Nimbom Arong Yong, qui avait été kidnappé, toujours à Batibo. L’on n’a plus jamais eu de nouvelles de ces autorités.

Par Jean De Dieu Bidias

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