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Festival Mis Me Binga : Tombée de rideaux sous fonds d’irritation

La promotrice a profité pour demander plus de considérations pour les cinéastes au Cameroun.

Dès l’entame de son discours de clôture, Evodie Ngueyelie a donné un coup de gueule pour plus de considérations pour les cinéastes au Cameroun. La promotrice du festival international de films de femmes n’est pas totalement satisfaite du déroulement de la 9e édition du Festival. Pour cause, l’évènement qui se tenait pour la première fois à la Fondation Tandeng Muna à Yaoundé a été peu étincelante. « D’habitude nos évènements spécialement les ouvertures et les clôtures ne sont pas aussi vides. Mais là je pense que le fait qu’on ait pas eu accès à la salle Sita Bella a bouleversé notre organisation », a déclaré Evodie Ngueyelie, promotrice du festival Mis Me Binga.

Evodie Ngueyelie, la promotrice du Festival Mis Me Binga | Photo : Vicky TetgaLe festival qui se tenait samedi 30 juin dernier à Yaoundé aurait pu être annulé. Car, sous un coup de tête, la personne chargée de superviser les évènements à la salle Sita Bella a décidé d’annuler le déroulement du festival. L’une des raisons pour lesquelles le festival s’est tenu à la Fondation Tandeng Muna cette année.  « Cela veut dire que le travail que nous faisons n’a aucune valeur aux yeux de ceux qui nous dirigent. Car, malgré le fait qu’on ait aucun accompagnement, on se bat pour créer des relations. Que ce travail soit bafoué du revers de la main, cela veut dire qu’il y a un réel manque de considération », explique Evodie Ngueyelie.


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Néanmoins, du 26 au 30 juin, 40 films étaient en compétition. On y retrouvait 10 courts métrages de la catégorie He4She ; 18 courts métrages pour la compétition officielle de de courts métrages et 13 longs métrages dont 11 en compétions officielle. Les deux autres films de cette catégorie ont constitué la carte blanche de films de femmes de Créteil et Val de Marne. Une innovation pour cette 9e édition. Au cours de la cérémonie de clôture, six trophées ont été remis aux lauréats. Le Binga d’or du long métrage a été attribué à Aissatou Ouarma du Burkina Faso pour son documentaire « les silences de Lydie » ; celui du court métrage à Malika Zaïri du Maroc pour son film « Assia » ; la catégorie He4she a été remportée par Olivier Teko du Cameroun pour le film « un autre regard ». Tout en se basant sur l’originalité des thèmes abordées sur la femme, deux mentions spéciales ont également été attribuées au franco-camerounais Jozca Azambe pour le film « le bleu blanc rouge de mes cheveux » ainsi qu’à l’Ivoirienne Dorcace Gloria pour le film « le fruit défendu ». Un prix spécial a été décerné au Centrafricain Pascale Serra pour son documentaire « Zone-3 » qui parle de la situation sécuritaire en Centrafrique.

Par Vicky Tetga

Journaliste au Quotidien Le Jour
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