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Tribune électorale : comprendre ce que fait l’UPC aujourd’hui

L’Union des Populations du Cameroun est un parti politique aux orientations connues de tous, mais jamais implémentées, à savoir : l’organisation des populations pour atteindre des objectifs d’Unité Nationale dans un État fort, de liberté, de paix, de démocratie et de prospérité pour tous et pour chacun. Ce sont les mêmes objectifs qui guident encore les actions et les initiatives de l’UPC aujourd’hui.

L’absence d’implémentation de la réunification du Cameroun, pierre angulaire de l’unité nationale, précédemment à l’indépendance, a créé de l’avis unanime des historiens, la situation inégale qui est utilisée aujourd’hui pour soutenir d’impossibles revendications de partition du Cameroun. Pourtant, Le Cameroun moderne n’a jamais été divisé comme souhaité par les tenants de la sécession au Cameroun.

Le rejet du projet constituant de table ronde a permis la création d’un état non constitué par son peuple, sans souveraineté réelle et surtout exploité par les puissances coloniales, celles mêmes qui devaient payer un tribut à notre peuple pour les méfaits de la colonisation (de l’indigénat, de la guerre de décolonisation…) et du reste plus que toutes, concourir à asseoir notre souveraineté internationale.

Le rejet du projet d’élévation rapide du standard de vie des populations a soumis le Cameroun à la dictature d’un gouvernement prébendier d’une part, et des institutions dominées par les puissances colonisatrices que sont le FMI la banque Mondiale d’autre part, en désorientant et déstructurant les capacités endogène de création, d’invention et d’organisation des potentiels économiques de notre peuple.

En pratiquant cette politique d’exclusion de l’Union des Populations du Cameroun, d’exclusion du programme politique conçu pour le peuple, notre pays a été gouverné par les illusions. Qu’il s’agisse de la liberté, de la démocratie, du développement économique ou de la justice sociale, l’entretien des illusions est la politique actuellement observée depuis 1958.

Aujourd’hui, porteur de cette expérience du passé, il y a lieu de lutter pour y mettre fin et donner à notre peuple tout le potentiel social et économique qui est le sien en adoptant ses stratégies de progrès à la situation qui se présente actuellement.

Cette situation est caractérisée par des pôles de belligérances à l’Extrême-Nord, à l’Est, et dans les régions du NoSo, mais aussi par une critique de plus en plus forte de cette gestion prébendière qui ne permet que le bien être de quelques-uns, ceux qui accèdent au partage des prébendes par des moyens de plus en plus suspect, se soumettant à des actes les plus ignobles pour ce faire. Il est aussi critiqué la trop grande longévité au pouvoir du président Biya et cette critique est exploitée comme le prétexte de toutes les entreprises de déstructuration et de déstabilisation de pays.

Dans ce contexte les élections à venir, en particulier présidentielles doivent interpeler toute la nation en construction pour garantir à notre pays un avenir de paix et de stabilité. Cette stabilité a été enviée au Cameroun depuis longtemps. Nous devons en faire le cheval de bataille de notre quête de progrès. Objet de longues discussions du Comité Directeur de l’UPC tenue en date du 9 juin 2018, la quête de stabilité a laisser envisager toutes les possibilités à la direction du parti afin que les élections présidentielles participent de la consolidation de la stabilité du Cameroun et d’une alternance pacifique au sommet de l’État du Cameroun. Afin de donner des supports de réflexion et d’action au Secrétariat Général, le Comité Directeur a mis en place une commission chargée de la gestion des élections présidentielles. Cette gestion s’entend se la mobilisation des moyens financiers à la désignation du candidat ou du partenaire d’une alliance capable d’assurer le succès de la politique de l’Union des Populations du Cameroun.


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Il est important que ces réflexions du Comité Directeur soient expliquées et mises à la portée de toute l’opinion nationale et internationale qui ne comprend pas souvent les réactions publiques du parti nationaliste.

Le Secrétaire Général s’est conformé aux décisions de la Commission chargée de gérer les élections.

Cette commission a en effet été réunie le 30 juin2018 et a évalué la situation du pays et du parti, se conformant aux décisions de la résolution de politique générale du Comité Directeur du 9 juin op.cit.

Ces décisions portent sur divers points à savoir :

  • La demande d’un dialogue national inclusif. Souhaité pour asseoir les règles de forme et d’organisation de l’état indépendant et souverain, le Dialogue national est toujours une demande de l’UPC pour les mêmes raisons. Toutefois, l’UPC st conscient de la résistance d’une partie des gouvernants à un tel dialogue qui pourrait frustrer les positions d’un pouvoir par trop sensible à la civilisation des anciennes puissances colonisatrices de l’Afrique. Ce dialogue pour dans ces conditions s’organiser autour d’une grande quête de la paix, des réformes institutionnelles (régionalisation par exemple) et de la participation de toutes les sensibilités nationale à la gestion de l’état. A défaut d’une organisation par le chef de l’état la commission a soutenu une rencontre des formations politiques les plus crédibles (la « All Party Meeting » qui devra faire les propositions qui conviennent, le résultat escompté étant prédéfini. La commission a également pensé pouvoir faire de l’action du gouvernement un espace de concertation utile à la prise d’initiatives idoines à la consolidation de la souveraineté nationale. C’est pourquoi l’Union des Populations du Cameroun exige la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale. Pour développer la concertation dans l’entreprise de gestion de l’État.

 

  • La solidarité nationale contre toutes agressions extérieures : L’expérience des conflits africains de ces dernières années a montré l’implication des « réseaux étrangers », souvent soutenus par les états, pour faire usage des résolutions de l’ONU dans un dessein de déstabilisation des états faibles. La déstabilisation permet à ces »réseaux »d’exploiter sans coup férir les matières premières des états faibles d’Afrique. Le Cameroun est potentiellement riche et a annoncé son émergence en 2035. Cette émergence peut advenir plus tôt encore avec un gouvernement qui fait sien le programme « d’élévation rapide du standard de vie des populations ». Les groupes intérieurs qui se forment avec des intentions clairement belligérantes pourraient être de ces « réseaux » dénoncés qui animent depuis longtemps et dans plusieurs états africains les guerres fratricides et si meurtrières. L’UPC appelle donc à la vigilance de tous et à la solidarité intérieure contre les revendications armées sécessionnistes ou contre les guérillas telles qu’elles se développent actuellement dans les régions du Nord et du Sud-ouest.

 

  • L’on observe et l’UPC en a fait l’objet des débats internes de son Comité Directeur, un curieux développement des manichéismes encouragés par certaines formations politiques ! Les demandes de constitutions de deux états fédérés francophone et anglophone nous semblent de ces manichéismes qui portent l’aggravation des formes de belligérances interne au Cameroun. Ces formations politiques renvoient plus à la conquête du pouvoir par les armes que par les voies consensuelles ou électorales et démocratiques. Encourager l’extrémisme et les violences au prétexte que ces extrémismes permettent le départ du pouvoir d’un chef de l’état est une trahison du peuple qu’on expose à la souffrance et à la mort. Ce sont des développements des conditions de la guerre civile dans notre pays. le système gouvernant se trouve incapable de les dénoncer pour protéger ses intérêts en occident, tandis que la prétendue « opposition » en face croit pouvoir en bénéficier pour son accession au pouvoir. L’UPC ne peut donc que s’éloigner et dénoncer de telles formations politiques, son programme de société étant fondé sur la quête permanente de la paix sans laquelle aucun progrès n’est envisageable.

Il faut restituer le sens partagé de la patrie à tout notre peuple. Il faut construire ensemble cette nation qui se protègera et se projettera dans un avenir commun de paix, de prospérité et de partage. Cela appelle des actions courageuses, des choix souvent difficiles, mais toujours déterminés par l’intérêt supérieur de la patrie. C’est pourquoi l’UPC, après avoir fait le constat de son incapacité conjoncturelle à rassembler les moyens financiers et humains d’une candidature crédible à l’élection présidentielle du 07 octobre 2018, sans se renier ou renoncer à sa propre politique, doit aujourd’hui soutenir un candidat crédible, capable d’implémenter au moins en partie son programme de renforcement de la souveraineté nationale, de garanti de la paix et de la sécurité de tous et de chacun, et d’élévation rapide du standard de vie de la population camerounaise, dans un gouvernement d’union nationale. Ce candidat, au regard de son expérience et de ses engagements généraux et particuliers qu’il doit encore prendre face à la nation, de toute évidence est le Président Paul Biya.

Par la voix de son secrétaire Général le Dr Pierre Balèguèl NKOT, en application des décision ci-dessus évoquées, L’UPC, le parti historique et fondateur de la nation camerounaise, l’âme immortelle de notre peuple appelle les hommes de bonne volonté soucieux de construire un État souverain de prospérité et de paix, à porter leur votes au profit du candidat Paul BIYA.

Par Me NOUGA, Avocat.

Président de la Commission de la Communication du Comité Directeur de l’UPC, Responsable de la « Voix du Cameroun » Tél. : 242 18 44 36
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