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Douala : La police interdit une conférence du CPP

La police camerounaise a empêché vendredi à Douala (littoral) la tenue d'une conférence sur la présidentielle d'octobre et la crise anglophone prévue dans les locaux d'un petit parti d'opposition, le CPP.

Depuis vendredi matin, la police interdit l’accès au siège du Cameroon People’s Party (CPP), a affirmé Franck Essi, secrétaire général de ce parti.

Kah Walla, présidente nationale du Cameroon People’s Party (CPP) | Photo d’archives

En début d’après-midi, cinq policiers étaient toujours présents devant le siège alors que tous les carrefours y conduisant étaient « bloqués par d’autres forces de police et gendarmerie », a ajouté M. Essi.

Une coalition de partis d’opposition et d’ONG dénommée mouvement « Stand Up For Cameroon » (Debout pour le Cameroun) dont est membre le CPP, entendait donner une conférence dans les locaux de ce parti, où il était notamment question de débattre de la présidentielle du 7 octobre et de la crise anglophone.

Le CPP, avec à sa tête Madame Edith Kahbang Walla, reste ferme dans sa stratégie pour obtenir une transition politique démocratique qui commence par le départ de ce régime qui nous enfonce un peu plus chaque jour dans le chaos, la misère et les larmes.

Un sous-préfet de Douala a interdit la conférence au motif qu’elle n’avait pas été autorisée et que les sujets inscrits à l’ordre du jour étaient « sensibles », selon M. Essi.

Principal animateur du mouvement Stand Up For Cameroon, le CPP est un petit parti connu pour les critiques acerbes de sa dirigeante, Edith Kah Walla, à l’égard du régime de Yaoundé.

Candidate malheureuse à la présidentielle de 2011, Mme Kah Walla a décidé de ne pas se présenter au scrutin prévu le 7 octobre.


>> Lire aussi – Présidentielle 2018 : pourquoi Kah Walla et Cie sont non-partant ?


Vingt-huit dossiers de candidature ont été déposés à Elections Cameroon (Elecam), l’organisme chargé de l’organisation du scrutin présidentiel.

Ces dossiers seront examinés avant la publication de la liste définitive des candidats autorisés à postuler pour la présidence.

Le scrutin d’octobre se tiendra dans un contexte marqué par un conflit qui prend de plus en plus de l’ampleur dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Par VOA Afrique

Avec AFP
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