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Présidentielle 2018 : le SDF et Elecam sur le pied de guerre

Le « parti de la balance » exige une fois de plus le retrait des bureaux de vote des casernes militaires et de la présidence de la République.

Dans une correspondance adressée au directeur général des élections, fin mai dernier, le Social Democratic Front (SDF) s’était déjà inscrit en faux contre la présence des bureaux de vote dans les casernes militaires comme cela a été le cas lors des élections passées au Cameroun : « Les résultats dans ces casernes sont proportionnels au dispositif frauduleux mis en place ». Le « parti de la balance » estimait à l’occasion que l’organe en charge de la gestion des scrutins et opérations référendaires continuait de fouler au pied l’article 96 (4) du code électoral qui prévoit : « tout bureau de vote doit se situer dans un lieu public ou ouvert au public». Mais Elections Cameroon (Elecam), qui n’a jamais accusé réception de la correspondance du SDF, a publié la liste des centres de vote en vue de la présidentielle du 07 octobre prochain le 16 juillet dernier.


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Et manifestement, il n’a guère tenu compte des plaintes du principal parti d’opposition au Cameroun. A Yaoundé en particulier, il y aura des bureaux de vote au commissariat central n0 1, dans les états-majors des sapeurs-pompiers, de la marine nationale, de l’armée de terre, et surtout à l’état-major de la présidence de la République. Réuni en session extraordinaire samedi 28 juillet dernier à Bamenda (Nord-Ouest), le Comité exécutif national (NEC) du SDF a exigé que tous ces bureaux de vote qu’il juge illégaux soient retirés, y compris ceux que l’on compte installer dans certains palais royaux.


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Une commission spéciale présidée par le secrétaire général du parti, l’ex-sénateur Jean Tsomelou, a d’ailleurs vu le jour. Elle aura pour mission d’ « amener Elecam à respecter la loi ». Par ailleurs, le NEC demande à cet organe d’ « informer les Camerounais sur les solutions qu’il a prises pour résoudre le problème de vote des personnes déplacées internes (du fait des troubles dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et l’Extrême-Nord, Ndlr) et des réfugiés ». Si l’on s’en tient à ses menaces de fin mai dernier, le SDF devrait « passer à une étape et à des actions plus vigoureuses » dans les prochains jours pour obliger Elecam à appliquer la loi électorale dans sa globalité.

Par Jean De Dieu Bidias

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