A la UneFaits diversVidéos

Réseaux sociaux : des élèves enlevés à Bamenda s’expriment dans une vidéo

Une dizaine de garçons, faisant partie des 79 élèves enlevés lundi matin avec deux enseignants et un chauffeur, par des inconnus dans les dortoirs la Presbyterian Secondary School de la ville camerounaise anglophone de Bamenda (Nord-Ouest), sont apparus quelques heures après les faits dans une vidéo postée par leurs ravisseurs sur les réseaux sociaux.

Tour à tour, une voix grave, s’exprimant dans un anglais approximatif, intime l’ordre à chacun des élèves choisis de dire leur nom et ceux de leurs parents ainsi que la classe fréquentée. S’ensuivent quelques questions, sur un ton toujours menaçant de la même personne du genre : « Vous voulez repartir à l’école ? Vous êtes contents d’être ici ? »

Ce à quoi les captifs, dans la pénombre, les traits tirés, l’air apeuré et entassés dans une sorte de taudis, répondent en indiquant que l’école ne les intéresse plus et qu’ils souhaitent juste retrouver leurs familles.


>> Lire aussi – Bamenda : 79 élèves enlevés par des séparatistes


A la fin de ces quelque 5 minutes d’interrogatoire, la même personne, qui apparaît plus tard en barbe fournie, un bandeau noir et blanc autour de la tête, déclare : « Nous resterons tous ici. Nous sommes ici en territoire ambazonien, vous comprenez ? La récréation est maintenant terminée ! »

Il s’agit de la première preuve de vie de ces élèves, pris en otage au petit matin, dans des circonstances encore inexpliquées au cœur d’une ville pourtant sous couvre-feu instauré par les autorités.


>> Lire aussi – Nort-Ouest : Enlèvement de 79 élèves par des séparatistes


Le ministre camerounais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, a attribué ce rapt de masse aux activistes sécessionnistes, ayant depuis deux ans décrété l’indépendance de la « république d’Ambazonie » comprenant les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Cette déclaration est toutefois battue en brèche, toujours sur les réseaux sociaux, par un certain Tapang Ivo, présenté comme le porte-parole des « Forces armées d’Ambazonie » (ADF) et qui affirme que son organe n’est en rien concerné par cet enlèvement et exige la libération immédiate des 82 personnes.

Par Félix Cyriaque Ebolé Bola

APA
Commentaires de Facebook
Source
APAVOA Afrique
Tags
Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité