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Bamenda : poursuite des recherches pour retrouver les 82 personnes enlevées dans une école

Au Cameroun, les heures sont interminables pour les familles et les proches des élèves enlevés dans une école de Bamenda, la capitale de la région du Nord-Ouest tôt lundi matin : 79 enfants et trois encadrants. C'est le plus important rapt au Cameroun depuis le début de la crise dans les zones anglophones. Les familles tentaient ce mardi de savoir si leur enfant faisait partie des disparus alors que les autorités religieuses disent être en contact avec les ravisseurs.

Les recherches se poursuivent pour retrouver les 79 élèves et les 3 encadrants enlevés lundi 5 novembre au petit matin par des hommes armés non identifiés.

Un responsable de l’église presbytérienne du Cameroun, le révérend Fonki Samuel Forba, a déclaré avoir parlé aux ravisseurs, mais ignorer leur identité. Des ravisseurs qui selon lui ne réclament pas de rançon. « Seulement, dit-il, la fermeture de l’établissement. »


>> Lire aussi – Réseaux sociaux : des élèves enlevés à Bamenda s’expriment dans une vidéo


Lors de la journée de mardi, selon un témoin, plus de 250 personnes se sont réunies dans l’enceinte de l’école secondaire Presbytérienne. Des familles et des proches des 79 élèves enlevés. « Ils demandaient à voir la liste des enfants portés disparus, a indiqué une source proche de l’établissement, mais l’administration de l’école a refusé pour éviter les effusions et la colère. »

Une mère de deux adolescents scolarisés et qui a tenu à garder l’anonymat y a passé la journée. « On n’a vu aucun enfant, a-t-elle raconté. Ils disent juste qu’ils vont bientôt nous les apporter. »


>> Lire aussi – Bamenda : 79 élèves enlevés par des séparatistes


Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a exhorté mardi à la libération immédiate des 79 élèves enlevés au Cameroun, renouvelant son appel à trouver une issue pacifique à la crise qui touche les régions anglophones du pays.

Nous appelons à leur libération immédiate (…) Rien ne peut justifier ces crimes contre les civils…

Stéphane Dujarric, porte-parole d’Antonio Guterres

Par RFI

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RFI
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