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Organisation de la CAN 2019 : suspense à Accra

Suspense en effet à Accra, capitale du Ghana, où la Confédération africaine de football doit répondre aujourd’hui à cette question : le Cameroun va-t-il « oui » ou « non » conserver l’organisation de la compétition ? Selon Camfoot, la réponse est « non ». Ce journal camerounais ne se fait guère d’illusions, « le Cameroun devrait perdre l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 », lance-t-il.

Toujours selon Camfoot, « le Cameroun devrait être disqualifié principalement pour des raisons sécuritaires. La CAF aurait aimé que le Cameroun offre de se retirer lui-même et accepte de prendre la compétition de 2021 ou 2023, mais on refuse de perdre la face », énonce ce journal.

L’homme invisible

Ali Bongo est en convalescence au Maroc. Et toujours pas d’images du président gabonais. En provenance d’Arabie Saoudite, le chef de l’Etat gabonais est à Rabat, capitale du royaume chérifien, sans qu’aucune image n’ait en effet transpiré de son sanitaire transfert.

« Ce black-out total, à l’heure du tout numérique, suscite des fantasmes, souligne Gabon Actu (…) Les Gabonais attendent », des images de leur président.


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Raid sanglant sous deux drapeaux

Au Niger, une sanglante attaque de miliciens touaregs contre un campement peul a eu lieu au début du mois dernier. Des témoins affirment qu’elle aurait été appuyée par l’armée française, qui dément. Cela s’est passé « le 5 octobre dernier (…) au campement peul de Sadjo Douna, situé près du puits d’Agadiman, à quelques kilomètres de la frontière entre le Niger et le Mali, raconte Mediapart. À 11 heures, les femmes, les hommes et les enfants s’apprêtaient à partager un repas de fête lorsque des membres armés du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) sont arrivés à bord de pick-up. (…) Quand les hommes du MSA sont arrivés avec leurs armes lourdes, les gens ont fui. Quelques minutes plus tard, de jeunes Peuls armés ont riposté. Les combattants du MSA se sont repliés, avant de revenir à la charge. Entretemps, ils ont reçu l’appui de l’armée française. Des témoins affirment avoir vu un avion voler au-dessus de leur tête. Certains disent qu’il y a eu des tirs venus du ciel. D’autres parlent de « militaires blancs » positionnés en retrait, à quelques dizaines de mètres du campement », énonce Mediapart, qui dresse le bilan de cette attaque : « quatre personnes sont mortes ce jour-là, trois femmes (…), ainsi que l’enfant de l’une d’elles, un bébé de quatre mois ».

Interrogé par ce journal en ligne, l’armée française dément, en effet, et affirme qu’il s’agissait d’un « groupe terroriste lourdement armé » qui aurait « pris à partie » la colonne. Et le service presse de l’état-major des armées affirme qu’il est « certain (que les victimes) n’ont pas été exécutées », tout en ajoutant qu’il n’a « pas été possible de préciser l’origine des tirs », rapporte Mediapart.


>> Lire aussi – Organisation de la CAN 2019 : la CAF va étudier une dernière fois le dossier du Cameroun


Les « gilets rouges » de Ouagadougou

Au Burkina Faso, des milliers de manifestants sont descendus dans la rue hier à Ouagadougou pour exiger une baisse des prix des carburants. Il y a trois semaines, le gouvernement burkinabè a décidé d’augmenter de 12 % les prix à la pompe, et qu’en toile de fond de la marche d’hier dans la capitale, une grève générale s’est tenue sur toute l’étendue du territoire. Le journal local Wakat Sera fait ce matin la comparaison entre ce mouvement et celui des « gilets jaunes » qui secoue la France en ce moment. « Gilets jaunes en France, chemises rouges au Burkina : le carburant fait marcher », lance Wakat Sera.

Rouges sont les chemises car la plupart des manifestants étaient « de rouge vêtus, marchant au son de klaxons et de vuvuzelas, brandissant des pancartes et banderoles », pointe ce confrère ouagalais. Lequel, s’il admet que cette « marche-grève générale » ne fut certes qu’un « mouvement d’avertissement », prévient que le « peupleburkinabè ne saurait plus consentir encore des « efforts de guerre » supplémentaires quand d’autres initiatives comme la réduction effective du train de vie de l’Etat, par exemple peuvent être mises en branle pour relever le niveau de vie des populations ». Et Wakat Sera conseille aux pouvoirs centraux – burkinabè comme français – de tenir compte de ces marches contre la hausse des prix des carburants, « sinon, c’est Emmanuel Macron qui rira jaune et Roch Kaboré qui verra rouge » !

Par Norbert Navarro

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