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Début au Cameroun du procès du leader séparatiste Sisuku Ayuk Tabe

Le procès du leader séparatiste anglophone du Cameroun, Julius Sisiku Ayuk Tabe, accusé notamment de "terrorisme" et de "sécession", a débuté jeudi au tribunal militaire de Yaoundé avant d'être renvoyé au 10 janvier.

Président autoproclamé de l’Ambazonie, nom de l’Etat indépendant que les séparatistes veulent créer au Cameroun anglophone, M. Tabe a comparu pour la première fois depuis son arrestation au Nigeria et son extradition au Cameroun en janvier avec 46 autres personnes.

Sisiku Julius Ayuk Tabe, président du mouvement séparatiste anglophone au Cameroun, 31 octobre 2017. | Photo : Facebook/Sisiku Ayuka Tabe Julius

M. Tabe et les neuf autres personnes qui ont comparu à ses côtés jeudi sont accusés d’apologie d’actes de terrorisme, sécession, financement d’actes de terrorisme, révolution, insurrection et hostilité contre la patrie, selon le tribunal militaire.

Après des heures d’échanges, la présidente du tribunal militaire, colonel Abega Mbazoa, a renvoyé le procès au 10 janvier, à la demande des avocats des accusés qui ont sollicité du temps pour prendre connaissance du dossier.


>> Lire aussi – Sisiku Ayuk Tabé, « le président de l’Ambazonie », restera en prison


Le parquet entend présenter 70 témoins à charge, selon une liste consultée par l’AFP.

Plus de 80 avocats anglophones et francophones assurent la défense des accusés.

La justice camerounaise avait déjà rejeté mi-novembre en appel la demande de libération du leader séparatiste anglophone Sisiku Julius Ayuk Tabe qui n’était jusque là pas passé en jugement.

M. Ayuk Tabe et la plupart des 46 autres militants anglophones arrêtés au Nigeria constituaient la branche politique du mouvement séparatiste camerounais, prônant la négociation avec Yaoundé pour arriver à leurs fins.


>> Lire aussi – Apparition publique : Sisiku Ayuk Tabe à la cour d’appel de Yaoundé


Depuis la fin 2017, des dizaines de séparatistes ont pris les armes dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Des affrontements entre soldats déployés en nombre et ces séparatistes, regroupés en groupes épars dans la forêt équatoriale, s’y produisent depuis quasiment tous les jours.


>> Lire aussi – Crise anglophone : Première apparition publique depuis janvier de Sisiku Ayuk Tabe


Selon des sources concordantes, aux séparatistes se sont ajoutées des bandes armées de bandits et de pillards qui rackettent les populations et les entreprises.

Plus de 200 membres des forces de défense et sécurité camerounaises ont perdu la vie dans ce conflit ainsi que plus de 500 civils, selon le think-tank International Crisis Group (ICG).

Par AFP

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TV5
Source
AFP
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