A la UneActualitéSécurité
A la Une

Le désarmement des milices sécessionnistes, nouveau casse-tête du Cameroun ?

Alors que les autorités camerounaises poursuivent la mise en place d’un comité de désarmement, de démobilisation et de réintégration des groupes armés pro-sécessionnistes, les violences continuent dans les régions anglophones. Si le gouvernement veut croire à son initiative, le dépôt volontaire des armes semble difficile.

Quelques jours seulement après son annonce, le président Paul Biya continuait de déployer les hommes qui procéderont au désarmement des « ex-combattants de Boko Haram » et des « groupes armés pro-sécessionnistes » qui opèrent dans les régions anglophones. Après la création du comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR) le 30 novembre dernier, le président camerounais a également désigné le 4 décembre Faï Yengo Francis au poste de coordinateur du programme national de désarmement, qui devrait être bientôt opérationnel.

Le président camerounais Paul Biya, ici à l’ONU le 22 septembre 2016, rempile pourun septième mandat. | Photo : © REUTERS/Carlo Allegri -/File Photo

La mission principale de cet ancien gouverneur de la région du Littoral sera la gestion de l’initiative sur le terrain. Le cabinet civil de la présidence a présenté cette dernière comme la suite logique de « l’offre de paix formulée par le président camerounais dans son discours d’investiture » du 6 novembre dernier. Une tâche qui s’annonce cependant difficile pour le natif de la région du Nord-Ouest, tant les signes d’un dépôt volontaire des armes semblent peu envisageables du coté des sécessionnistes.


>> Lire aussi – Création au Cameroun d’une structure pour la réinsertion des ex-miliciens


Affrontements après la création du CNDDR

Vingt-quatre heures après la création du CNDDR, de violents affrontements ont notamment éclaté entre milices sécessionnistes et soldats de l’armée camerounaise dans la région du Sud-Ouest. Selon des sources locales, la circulation sur la route reliant les villes de Buea et Kumba est restée paralysée du 1er au 2 décembre en raison de ces combats. Des échanges de coups de feu ont également été entendus à Ekona, Muea et Muyuka, et des renforts militaires ont dû être déployés pour rouvrir la route qui avait momentanément été bloquée par les séparatistes.


>> Lire aussi – Paul Biya crée un Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration


Affrontements après la création du CNDDR

Vingt-quatre heures après la création du CNDDR, de violents affrontements ont notamment éclaté entre milices sécessionnistes et soldats de l’armée camerounaise dans la région du Sud-Ouest. Selon des sources locales, la circulation sur la route reliant les villes de Buea et Kumba est restée paralysée du 1er au 2 décembre en raison de ces combats. Des échanges de coups de feu ont également été entendus à Ekona, Muea et Muyuka, et des renforts militaires ont dû être déployés pour rouvrir la route qui avait momentanément été bloquée par les séparatistes.

Par Franck Foute - à Yaoundé

JEUNE AFRIQUE
Commentaires de Facebook
Source
JEUNE AFRIQUE
Tags
Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer

Adblock détecté

S'il vous plaît envisager de nous soutenir en désactivant votre bloqueur de publicité. Merci pour votre compréhension!