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Évolution de la crise anglophone : les États-Unis de plus en plus inquiets

Le vice-secrétaire d'État américain aux affaires africaines a déclaré le 17 décembre que la récente libération de 289 détenus ne suffisait pas pour résoudre la crise séparatiste au Cameroun.

La semaine dernière, devant le conseil de sécurité de l’Onu, les États-Unis demandaient l’arrêt des combats et l’ouverture d’un dialogue.

«La libération de 289 détenus impliqués dans la crise anglophone au Cameroun est une étape positive, mais pas suffisante. Nous exhortons toutes les parties à engager un dialogue élargi sans conditions préalables», a déclaré Tibor Nagy, vice-secrétaire d’État américain aux affaires africaines sur son compte Twitter.

Le diplomate commente ainsi la libération de 289 détenus arrêtés dans le cadre de la crise anglophone au Cameroun. Le Président camerounais, Paul Biya, a en effet ordonné jeudi 13 décembre l’arrêt des poursuites contre 289 personnes arrêtées pour des délits commis dans le cadre de la crise des régions anglophones. Une décision qui rentre dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration des combattants des zones en conflit lancé par le chef de l’État. Une autre main tendue de Paul Biya, jugée insuffisante par le diplomate américain.


>> Lire aussi – Libération de prisonniers au Cameroun anglophone: du « saupoudrage » pour les ONG


Cette réaction du vice-secrétaire d’État américain au sujet de cette action de Paul Biya arrive après celle de Jonathan Cohen, le représentant permanent adjoint américain aux Nations unies, la semaine dernière devant le Conseil de sécurité. À l’occasion d’un discours, celui-ci a déploré la dégradation de la situation sécuritaire dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest où une crise socio-politique a dégénéré en conflit armé depuis plus d’un an.

Le diplomate commente ainsi la libération de 289 détenus arrêtés dans le cadre de la crise anglophone au Cameroun. Le Président camerounais, Paul Biya, a en effet ordonné jeudi 13 décembre l’arrêt des poursuites contre 289 personnes arrêtées pour des délits commis dans le cadre de la crise des régions anglophones. Une décision qui rentre dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration des combattants des zones en conflit lancé par le chef de l’État. Une autre main tendue de Paul Biya, jugée insuffisante par le diplomate américain.


>> Lire aussi – Crise anglphone : Washington réclame un « dialogue immédiat »


Cette réaction du vice-secrétaire d’État américain au sujet de cette action de Paul Biya arrive après celle de Jonathan Cohen, le représentant permanent adjoint américain aux Nations unies, la semaine dernière devant le Conseil de sécurité. À l’occasion d’un discours, celui-ci a déploré la dégradation de la situation sécuritaire dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest où une crise socio-politique a dégénéré en conflit armé depuis plus d’un an.

Par Anicet Simo

Journaliste camerounais passionné par tous les métiers de la presse. Il a d’abord donné de la voix à la radio comme journaliste et animateur chez Casmando FM, ELL’FM et La voix du Golf, puis s’est lancé dans le reportage TV pour partager avec le monde des instants inédits. Il a été coordinateur éditorial chez Hémisphère Media Production Africa et est actuellement Rédacteur en chef chez In& Out société de production indépendante des contenus médias. Correspondant au Cameroun pour Sputnik France, il raconte l’Afrique vue du continent aux lecteurs francophones de ce média international.
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