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Solange Amougou exige 2,2 milliards FCFA à l’État suite au retrait concours « Miss Cameroun » au Comica

La présidente du comité d’organisation du concours «Miss Cameroun» (Comica), Ingrid Solange Amougou, a introduit auprès du ministre des Arts et de la Culture (Minac), Narcisse Mouelle Kombi, un recours gracieux préalable en annulation de sa décision de retrait de cet événement à la structure privée qu’elle dirige, et conséquemment le paiement de la somme de 2,2 milliards FCFA «en réparation du préjudice subi».

Dans un exploit d’huissier servi au membre du gouvernement, et dont APA a pu obtenir copie samedi, elle dénonce l’annonce, faite le 20 décembre dernier, de la réappropriation du concept par les pouvoirs publics et du concours national de beauté qui va avec.

Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture | Photo : camernews / Archives

Ingrid Solange Amougou accuse le Minac de désavouer le Comica, et de tenter de ravir «d’autorité son concept alors que l’État du Cameroun, via son démembrement (…), ne saurait interdire à un privé de réaliser son projet encore moins se substituer à lui sauf si nous sommes dans ce qu’on peut qualifier ‘’d’État voyou’’ assimilable à un gangstérisme intellectuel, ou alors s’il s’agit d’une nationalisation».

«Vous avez procédé de manière totalement illégale à une interdiction-substitution, puisque vous avez décidé de manière inédite, inadmissible, dans un État de droit, de vous réapproprier cet événement toujours organisé par un privé qui n’a reçu de vous aucun agrément ni mandat, par le biais d’une concession pour organiser le concours miss Cameroun», s’emporte-t-elle.

Narcisse Mouelle Kombi avait, pour sa part, justifié l’option de réappropriation du concept par des incidents récurrents ayant impacté, négativement, cette compétition ces dernières années.

Pour le gouvernement, la mesure vise essentiellement à préserver l’image du concours, placé sous le haut patronage de la première dame du pays et ayant bénéficié du soutien financier et matériel de l’État.


>> Lire aussi – Pourquoi le gouvernement reprend en main l’organisation du concours Miss Cameroun ?


Affirmant en avoir dûment informé la présidente du Comica, le Minac a précisé, dans son communiqué, que quand bien même la marque «Miss Cameroun» serait enregistrée auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi), le concept, sur lequel l’État a un droit de préemption, «ne saurait faire l’objet d’une appropriation privative».

Le membre du gouvernement, dès lors, a désavoué toute initiative relative à l’organisation, par une quelconque association privée, de l’élection «sous tel ou tel habillage dénominatif».

Les nouvelles modalités dudit événement culturel par l’État du Cameroun, actuellement en étude, seront, a indiqué Narcisse Mouelle Kombi, communiquées au public en temps opportun.

Par Félix Cyriaque Ebolé Bola

APA
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